Revue de presse de la 22e journée

MEILHAN - Luçon : 84-66

Les Vendéens n’étaient pas venus en terre lot et garonnaise pour se faire étriller et sont de suite rentrés dans le match par, l’intermédiaire de leur meneur Yaici, qui impulse rapidement les siens vers l’avant. Un, puis deux lay-ups ont raisons de la défense garonnaise qui se resserre, ce qui oblige le jeune meneur de jeu à tirer de loin, ce qu’il sait aussi faire. 2 minutes de jeu et il a déjà 7 points au compteur, ce qui a le don d’exaspérer les locaux et de transcender les siens. 2-7, c’est malheureusement aussi le plus grand écart pour Luçon qui voit l’artillerie locale revenir grâce à Rannula et Menville. Les débats sous le cercle sont fournis. Boulefaa et Méité se jaugent dans la peinture ce qui profite au capitaine Laulan qui égalise (10-10, 5’). Mais Luçon tient le choc et reste au contact par le biais de Yaïci, encore lui, et de Koffi qui se démène sur tout le terrain. Yaici se joue des largesses défensives du GAB et réussit alors son quatorzième point. Les débats sont équilibrés et les deux équipes reviennent sur le banc presque à égalité 26-25 et seulement 4 fautes sifflées.

À la reprise, Meïté enquille et redonne l’avantage aux siens mais Menville trouve la mire de loin, bien imité par Lhomond (35-29, 13’). Les locaux s’éloignent progressivement’ mais Luçon ne veut pas lâcher le match. Pourtant, l’écart ne cessera de grossir à partir de cet instant. Diagne veut y croire mais laisse trop d’espace à Boulefaa qui se permet un tir primé face au cercle. La défense des rouges est propre mais manque d’agressivité, ce qui laisse des solutions faciles pour les Garonnais qui ne se privent pas de convertir leurs tirs : 48-41 à la mi-temps.

Les défenses sont souples, ce qui donne une rencontre passionnante. Ce n’est que lors de la troisième période que les officiels vont siffler à tour de bras, ce qui occasionne de nombreux lancers francs de part et d’autre. À ce jeu, l’écart enfle encore (66-52, 27’) et il faut toute la hargne de Bocquier et Zoé pour ne pas sombrer et revenir dans le coup (68-59, 30’). C’est alors que les locaux passent en défense de zone, ce qui gène considérablement les Luçonnais limités à 7 points durant la dernière période. Cette défaite ne change rien à la donne des hommes de Laurent Hay car le maintien, s’il n’est toujours pas acquis, se joue à domicile et le plus rapidement possible.

MEILHAN - LUÇON : 84-66 (26-25,22-16,20-18, 16-7) Complexe Jean Fenouillet à Meilhan sur Garonne. Spectateurs : 500 Arbitres : M. Daudignon (40) et Mlle Donnez (87).

MEILHAN : Claude (2), Belabre (2), Jean-Jacques, Laulan (8), Menville (16), Rannula (7), Lhomond (12), Caille (11), Boulefaa (11) et Delhorbe (15). 30 tirs réussis sur 58 tentés dont 8 sur 20 à 3 pts. 16 lancers francs réussis sur 23 tentés. 35 rebonds (Boulefaa 11), 17 passes décisives, 11 balles perdues et 19 fautes sifflées.

LUÇON : Bocquier (1), Hermouet (14), Pichierri (1), Zoé (5), Yaici (16), Grimaud (4), Diagne (6), Koffi (9), Meïté (2) et Jannel (8). 25 tirs réussis sur 57 tentés dont 3 sur 22 à 3 pts.13 lancers francs réussis sur 18 tentés. 21 rebonds (Diagne 7), 9 passes décisives, 9 balles perdues et18 fautes sifflées.

Fin de bonne série pour les Luçonnais

Meilhan Garonne - Luçon : 84-66. Après deux victoires, les Luçonnais sont tombés chez le deuxième de la poule.

En déplacement chez l’ASPTT Garonne, qui fait la course derrière le leader, les Luçonnais de Laurent Hay n’ont pas tenu la distance. Longtemps dominés, ils ont en effet cédé durant le dernier quart-temps. Leur entraîneur était d’ailleurs très lucide, sur cette rencontre, comme sur l’issue du championnat : « Face au deuxième de la poule, et une très belle formation, nous n’avons pas non plus joué sur ce match toute notre saison. Maintenant, nous devrons absolument nous imposer à domicile, face à Toulouges, puis contre Hagetmau. »

Sur cette dernière rencontre, l’entraîneur sud vendéen pouvait tout de même regretter « un manque d’adresse à trois points, par rapport à notre adversaire. Nous avons fait une bonne première mi-temps et nous étions à -7, puis -10 à la pause. Contrairement à nous, il y avait, en face, une grosse profondeur de banc et collectivement c’était supérieur. En manque de rotation, nous avons donc fini par exploser physiquement, durant le dernier quart-temps. Mais je le répète, au départ, la différence s’est faite sur l’adresse et dans ce secteur, nous avons été très largement dominés. » .

Ils n’ont pas réussi à renouveler la belle performance réalisée à Saint Clément des Baleines. Du coup, les Luçonnais se retrouvent à nouveau dans un groupe de quatre équipes, avec Hagetmau, le Pays des Olonnes et Beyssac, en lutte pour éviter la première place des relégables. À quatre journées du terme du championnat, rien n’est joué et les derniers matches des Luçonnais, à domicile (Toulouges, samedi prochain, et Hagetmau le 21 avril), seront en effet déterminants. Des Luçonnais qui mettront fin à leur saison, chez le leader rochelais !

Les Olonnes remportent le derby

N2M. Les Olonnes - Carquefou Ste Luce : 85-61. Les Olonnais s’adjugent logiquement une précieuse victoire.

Le derby avait son importance puisqu’il mettait aux prises deux mal classés. Carquefou prenait le meilleur départ grâce à deux paniers à trois points de Mokoteemapa dans la première minute. Les locaux réagissaient vite (10-6, 3’), puis les deux équipes restaient au coude à coude (12-13, 7’). Les Olonnes se montraient plus adroits en fin de quart-temps ; avec Viglianco souvent précieux dans les moments importants (23-15 à la 9’). Carquefou tentait de revenir ensuite, mais se heurtait à une solide défense adverse. Les Vendéens reprenaient leur marche en avant (35-20 à la 15’), avant de voir les Carquefoliens presque revenir à leur hauteur, les visiteurs œuvrant par contre et bénéficiant d’approximations’ des Olonnais (35-32 à la 18’).

.Les visiteurs revenaient même à deux points des locaux à la reprise grâce à un panier de Mercier. Sentant- le danger, Olonnes accélérait à nouveau pour se placer à distance respectable (50-39 à la 24’). Plus mobiles, les vendéens circulaient plus facilement dans la raquette adverse, alors que les Carquefoliens se trouvaient souvent cantonnés dans des tentatives à trois points (60-45 à la 28’). Ne lâchant rien, Carquefou tentait désespérément de revenir dans les dix dernières minutes (70-60 à la 36’). La réaction des Olonnes était à nouveau immédiate, avec Bole auteur d’une belle performance individuelle en seconde mi-temps. Meneur talentueux, le Vendéen faisait un festival à trois points.

LES OLONNES - CARQUEFOU : 85-61 (25-15, 13-19,25-14,22-13) Arbitres : MM. Clochard et Brunet

LES OLONNES : K. Mourier 8, Miassouamana 2, E. Mourier 14, Bole 15, Boutry 14, Boulin 14, Viglianco 18

CARQUEFOU-STE-LUCE : Mokoteemapa 13, Gomez 15, Mercier 9, Martin 1, Costedoat 4, Chartier 4, NKembe 15.

Les Vendéens assurent l’essentiel N2M. Pays des Olonnes - Carquefou-Sainte-Luce : 85-61.

Les Olonnais ont obtenu un succès qui était indispensable.

En recevant le dernier de la poule quasi-condamné, le POB, qui lutte pour soli maintien, savait que la victoire était indispensable. Les Vendéens ont assuré l’essentiel, au cours d’une victoire rendue finalement définitive, dans le dernier quart-temps : « Chaque fois qu’on a été concentré en défense, on a su faire l’écart », commentait, satisfait, l’entraîneur du Pays des Olonnes, Sébastien Cartier.

Grâce à de belles accélérations, les locaux furent plusieurs fois sur le point de se mettre définitivement à l’abri, tout au long du match. Les Carquefoliens ne l’entendaient visiblement pas de cette oreille, eux qui revinrent seulement à deux points de leurs adversaires, au début de la deuxième mi-temps. « Ils n’ont effectivement rien lâché, et ont joué jusqu’au bout, constatait Sébastien Cartier. On a eu quelques moments de déconcentration, on n’a pas su être rectiligne dans l’effort, avec des pics hauts malheureusement suivis de pics bas. Le point négatif est la blessure de Johan Perrocheau. Ça va compliquer également les choses pour les entraînements où nous sommes en effectif réduit »

Côté carquefolien, Yann Fonteneau reconnaissait la victoire logique des Vendéens : « On s’écroule sur la fin. C’est de toute façon difficile d’évoluer sans joueur intérieur, comme c’est notre cas. C’est compliqué, même si on essaie de faire bonne figure. De toute façon, il est temps que la saison se termine pour nous. »

Pornic n’a pas tremblé

Pornic Beaupuy : 110-81. Pornic réalise une belle opération en s’imposant face à un concurrent direct au maintien.

Les Red’s emmenés pas leur capitaine Cédric Brément ont effacé la défaite du match aller où ils avaient encaissé 22 points (100-7S). La tâche ne s’annonçait pas si facile que ça, car Marmande a des atouts dans le secteur intérieur, où Pornic est en déficit avec le forfait de Gora Hane blessé à la cheville. Pourtant le début de match est à l’avantage des Pornicais qui font la course en tête (21-11, 6’), en défendant en zone les hommes d’Yves Ehret empêchent toute pénétration des intérieurs Marmandais, mais s’exposent à des shoots extérieurs et Doumbia n’est pas mauvais à cet exercice, deux paniers primés consécutifs pour lui et revoilà le BBM sur les talons de Pornic (23-17, 7’). Bruzac auteur de trois paniers primés dans le second quart porte son équipe, bien aidé par Firmin et Pinasseau très mobiles dans la raquette. Les nombreuses pertes de balles des Pornicais (9 pertes de balles) coûtent chers aux locaux et le BBM passe devant (42-43, 7’) et va même accroître cet avantage juste avant la pause (49-53). ’ . Dès le retour des vestiaires les maritimes assomment leur adversaire avec un 9 à 0 bien orchestré par Brement et Laout. Blondet et Kodjo apportent leur pierre à l’édifice en inscrivant deux paniers chacun au-delà de la ligne des 6 mètres 25 portant l’avance à vingt points. (SO-60, S’)., Le dernier quart-temps ne sera qu’une formalité, le BBM ayant quelque peu baissé les bras, Laout meilleur marqueur, et Blondet se chargent d’enfoncer un peu plus le clou.(104- 74, 7’) de façon à avoir un point-average favorable. Les Pornicais font un bond au classement et se classent 6ème de cette poule mais derrière personne ne lâche. « Ce n’est pas simple de retrouver un rythme après la trêve, on a joué à se faire peur avec 11 pertes de balles en première période. On fait un troisième quart-temps énorme et on se libère. Le capitaine (Cédric Brement) a bien géré l’équipe, il l’a poussée vers le haut » déclare Yves Ehret. PORNIC - BEAUPUY 110-81. (29-24,20-29,39-12,22-16) Arbitres : MM Barbaud et Blachier

PORNIC : Laout 25, Brement 26, Vachin 17, Blondet 17, Kodjo 12, Leclesve 5, Montout 5, Entraîneur, Yves Ehret

BEAUPUY : Nekkache Anne 20, Bruzac 13, Firmin 12, Doumbia 11, Pinasseau 7, Mauline 6, Tisba 5, Pehoua 3, Bras 4. Entraîneur Christian Ortega.

Vivement le mois de mai

LA ROCHELLE – PAU 78-58

Face aux Béarnais, l’Union a définitivement assuré sa place en play-offs. Il reste plus d’un mois aux Rochelais pour monter en régime.

Cette fois, c’est acté, l’Union Basket La Rochelle (UBLR) aura presque six semaines devant elle pour préparer son play-off d’accession à la Nationale1 (premier match le 5 mai). Son succès contre la réserve paloise a juste confirmé ce qui n’était plus un secret. Car, depuis la mi-novembre et au fil des semaines, les Rochelais ont nettement pris leurs aises. Sans jamais, certes, écraser la concurrence mais en sachant se montrer méthodiques à chacun de leurs rendez-vous importants. Tel le prédateur qui guette sa proie, l’UBLR aime prendre son temps.

La finition parfois en berne

Dans une rencontre au contenu plutôt ronronnant, les Rochelais ont placé ici et là quelques banderilles (16-6,5e). Mais les hommes de Thiélin ont ensuite attendu le dernier quart-temps pour porter l’estocade finale. Entre-temps, à chaque fois que l’Élan Pau NE pensait recoller (31-27,20e ; 40-36, 25e ; 56-50, 31e), les Bleu et Blanc ont remis leur grosse griffe sur la rencontre (40-29, 22e ; 65-50, 35e).

Contre une équipe des Pyrénées-Atlantiques quasiment condamnée à la relégation, les Maritimes ont parfois joué avec les nerfs de leur public. Dans le second quart temps, les partenaires de Diamory Sylla n’inscrivaient que trois points en sept minutes. Si les joueurs de la cité portuaire ont toujours eu la volonté collective de construire, la concrétisation, elle, n’a pas toujours été au rendez-vous.

Penuisic le baromètre

Des écarts vite pardonnés car les hommes de Thiélin sortent de leurs temps faibles avec de rares dommages. Comme presque toujours dans ces moments, les Rochelais ressortent leur meilleur allié : la défense. Avec moins de 60 unités encaissées, les joueurs de la cité portuaire ont conforté leur rang de formation la plus hermétique de toute la N2. Lorsque le secteur intérieur se montre discret, le danger vient d’ailleurs. En ce moment, le baromètre de l’Union s’appelle Anthony Penuisic. Quand il va, tout va. 23 points à son actif, des rebonds, des fautes provoquées, une grosse activité sur le terrain, l’ailier maritime carbure très fort. Dans leur saison à deux objectifs (d’abord les play-offs puis l’accession en N1), les Rochelais ont atteint le premier de leurs deux sommets.

Dans plus d’un mois, ils seront au pied du second (Berck ou Vitré). Vivement la suite.

Arnaud Marchais

LIEU La Rochelle (salle Gaston-Neveur). ARBITRES MM. Tréhin et Large. SPECTATEURS 850 environ. QUARTS-TEMPS 23-18, 8-9, 25-19, 22-12. MI-TEMPS 31-27.

LA ROCHELLE 29 tirs réussis dont 7 tirs à 3 points. 13/23 aux lancers-francs. 22 fautes d’équipe. 1 joueur éliminé pour 5 fautes : Penuisic (40e). Les joueurs : Sahraoui 5, Pierard15, Penuisic 23, Sylla (cap.), 5, Koïta 5 puis Iglesias 15, Bonnelalbay 8, Gautreau 2, Alex.

PAU 24 tirs réussis dont 2 tirs à 3 points. 14/21 aux lancers-francs. 20 fautes d’équipe. Les joueurs : Cape 19, Seremet 2, Izuel (cap.), N. Séguy 3, Diop Mbagne 5 puis Medenouvo 16, Latapy 2, Lasserre 8, Aniés 4, A. Séguy.

Grégory Thiélin Entraîneur de l’UBLR

« On a beaucoup travaillé physiquement ces deux dernières semaines, ce qui peut expliquer notre manque de lucidité sur certaines situations (doubles pas, lancers-francs). Il faut aussi avouer qu’il n’y a pas le même degré d’intensité du fait de notre situation au classement (l’UBLR est assurée de terminer en tête). L’équipe a fait le job. On a dorénavant du temps devant nous pour récupérer nos blessés et travailler tous ensemble.

Les Rétais ont tout donné, mais doivent s’incliner

Toulouges 94 – USV Ré Basket 88

C’était le match à gagner, samedi, à Toulouges, dans une fin de saison pas aussi paisible que voulue. Mais l’USAT a répondu présent, il ne manque désormais plus qu’une victoire pour assurer le maintien. Les Rétais, de leur côté, voient les play-offs s’éloigner. En effet, cette défaite les laisse désormais à la 3e place, derrière La Rochelle (40points) et Garonne (36), tandis que Dax-Gamarde possède désormais le même nombre de points qu’eux (36). Le match commence sur un bon rythme. Chaque balle est disputée avec hargne et les deux équipes donnent tout sur chaque action. C’est clair, le vainqueur sera celui qui a le plus d’envie. Le premier quart est sûrement celui qui régale le plus le public, avec un véritable festival derrière la ligne à 3points (12 shoots). Les tirs fusent et la défense semble inexistante d’un côté comme de l’autre, avec seulement neuf tirs manqués.

Toulouges gère bien

Bien emmenée par un Cintract des grands soirs, l’USAT prend une légère avance (33-27). Et l’intensité ne faiblit pas dans le second acte, le dunk de Cazenobe qui soulève la foule en est l’illustration. Cintract, auteur de 17 points à la mi-temps, en profite pour inscrire un nouveau tir primé et créer un premier break (44-31). À la mi-temps, les locaux sont en tête grâce à leur bon rendement offensif. Et, s’ils accusent le coup dans le troisième acte, les joueurs de la Cèbe parviennent à maintenir leur avance face aux assauts d’Aultman et autres Beuzelin. La fatigue se ressent mais hors de question pour les deux équipes de lâcher, un match se dispute jusqu’à la fin. Et cela, les visiteurs l’ont bien compris. Mais l’USAT parvient à gérer grâce à son avance acquise en première période. La Villageoise tente de réagir par tous les moyens, à l’image de la percussion de Beuzelin sur Da Silva. Mais comme son meneur, Toulouges est solide et n’a pas tremblé samedi soir.

Florent Crouzet

LIEU Toulouges (Naturopôle). SPECTATEURS 400. ARBITRES MM. Maillot et Calvet. QUART-TEMPS 33-27, 22-19, 15-20, 24-22. MI-TEMPS 55-46.

TOULOUGES Les marqueurs : Da Silva 13, Williams 14, Fizet 6, Cintract 28, Riguidel 17, Cazenobe 10, Torondell 6.

USV RÉ BASKET Les marqueurs : Slattery 12, M’Boup5, Fergati 11, Aultman20, Houinsou 11, Coussine 7, Versier 2, Beuzelin 20. Hagetmau-Doazit s’est bien défendu

HDC – UDG 55-41

Limitant les Udégistes à 41 points, les Chalossais empochent un précieux succès en vue du maintien

Entre une équipe d’HDC, à la lutte pour sa survie en N2M, et l’UDG, en course pour les play-off, la belle était forcément courtisée, samedi soir à Doazit. Elle a finalement choisi de tomber dans les bras du prétendant qui avait sans nul doute le plus besoin de réconfort (55-41). Lors de cette troisième confrontation de l’année, les hommes de Maucouvert, corrigés à l’aller, ont non seulement confirmé leur succès acquis en Coupe des Landes la semaine dernière, mais surtout franchi la première marche du grand escalier menant au maintien. « Et c’est tout ce qui importe. Maintenant, la philosophie est de prendre un match après l’autre, et de tout donner à chaque fois, pour n’avoir aucun regret », lâchait l’ailier chalossais Florian Darrigand, MVP de la soirée avec 14 pts.

Cette belle s’annonçait explosive. Elle fut désespérément quelconque, empreinte de fébrilité, de mauvais choix et d’approximations (40 pertes de balles et des adresses en berne), affadissant le spectacle. Ceux venus assister à une démonstration de force défensive hagetmau-doazitienne en revanche en ont eu pour leurs euros.

« A la vie à la mort »

« Pour nous, c’était un match à la vie à la mort, on l’a préparé comme un match de coupe, insistait Patrick Maucouvert, le coach d’HDC. J’ai 25 ans d’expérience et la défense a toujours fait la différence quand il s’agit de se sauver. La nôtre est stable, on sait qu’on peut la reproduire, c’est là qu’est notre salut. Car pour défendre, on n’a pas besoin de talent. » C’est une véritable toile d’araignée qu’ont tissée avec méticulosité et solidarité les partenaires de Xavier Pugnière durant 40 minutes. C’est lors du deuxième quart temps, au sortir d’un premier acte équilibré (17-17), que le piège va se refermer sur l’UDG. L’Union, qui se présentait sans Gely ni Indaburu, blessés, et qui perdra très vite Moncade (retouché à la cuisse), ne réussira jamais à s’exprimer offensivement : 3 points inscrits en 10 minutes à 1/14 aux tirs. Une misère comparée au rondelet 40% de réussite des Chalossais portés par Pugnière et Fournier (6 pts chacun) qui virent logiquement 8 longueurs devant au repos, sur un score de minimes filles départementales (28-20).

Manque de jugeote

« Défensivement, on est plutôt dans les clous, mais notre prestation en attaque a été ridicule, assénait Denis Mettay, l’entraîneur visiteur. Non seulement, on ne met pas un tir à 3pts (0/15) mais on a aussi subi la pression sous le cercle. Autant, on a su faire vivre le ballon en début de match, autant, par la suite, on s’est obstiné, malgré les consignes, à jouer arrêté. Peut-être par stress de courir après le score. » Ou plus sûrement par manque de fraîcheur physique. La zone ordonnée par Mettay a bien limité l’usure d’un effectif amputé, mais « on est cuit », confirme le coach udégiste. « On peut ne plus avoir de jambes, mais il reste la tête ! » Elle va aussi flancher. HDC et UDG faisant jeu égal dans le troisième acte, les locaux restent en position de force à l’orée du dernier quart (41-33). Seul handicap, les fautes laissées dans la bataille : 3 pour Pugnière et Fournier, 4 pour Retkus et Talbot. Faiblesse dont profitent Scroffernecher, puis Dossarps, pour se rapprocher du cercle. Dossarps, qui d’une superbe chistera, offre à Mansanné son premier (et dernier) panier (1/12 au final) et aux coéquipiers de Baykam un deuxième souffle (44-39,35e). « C’est là qu’on manque de jugeote, qu’on multiplie les mauvais choix alors qu’on a les ballons pour recoller », peste Denis Mettay. De l’autre côté du terrain en revanche, les gâchettes hagetmau-doazitiennes font un massacre à 3 points. Quatre tirs bonifiés, dont un de Maxime Bayle et trois imparables à 8-9 mètres de Florian Darrigand, contraindra l’UDG à rendre les armes. « C’est ce même état d’esprit qu’il faudra avoir pour se sauver, soulignait Patrick Maucouvert. Mais ce soir, l’humilité est de rigueur. » Si HDC est sorti de la zone rouge, le maintien est encore loin d’être acquis. Et pour l’UDG, dans le contexte actuel, la deuxième place sera très compliquée à aller chercher.

RICHARDMARQUET

r.marquet@sudouest.fr

LIEU Doazit. SPECTATEURS 600. QUARTS-TEMPS17-17, 11-3, 13-13, 14-8. ARBITRESMM. Nassiet et Bourette.

HDC 21 tirs sur 62 tentés (dont 8/31 à 3 pts). 5/7 aux lancers. 36 rebonds (Fournier 11), 10 passes décisives. 19 ballons perdus. 22fautes.

Les marqueurs : Bayle 6, Darrigand 14, Benoît 5, Pugnière 11, Fournier 8, puis Dasse 0, Buzas 6, Riesen 0, Talbot 5, Retkus 0.

UDG 14 tirs sur 58 tentés (dont 0/15 à 3 pts). 13/17 aux lancers 38 rebonds (Morris 14). 8 passes désicives. 21 ballons perdus. 15 fautes.

Les marqueurs : Mansanné 2, Baykam 10, Scroffernecher 13, Moncade 1, Morris 6, puis Brocaires 2, Dossarps 2, Indaburu (-), Bucau 2, Gely (-),Daudignon 3.

Brissac 72 – Stade Montois 63

LIEU Brissac. QUARTSTEMPS 17-24, 25-10, 25-9, 5-20. ARBITRES MM. Belarbi et Sineau.

BRISSAC Maleyran 6, Devanne 11, John 3, Zékovic 6, Zoric 11, puis Macé 11, Verdan 8, Gagneux 1, Gilbert 16.

MONT-DE-MARSAN Dabadie 12, Tajan 17, El Fakarany 15, Barouillet 7, Danthez 5, puis Valverde 2, Joie, Laffitte 5. Tajan éliminé (39e).

Réagir à cet article - Levas - 25 mars 2012