Revue de presse de la 23ième journée

L’exploit des Luçonnais face aux leaders

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N2M. Luçon - Tarbes : 75-65 (Ouest-France du 24 mars)

Hier soir, les Luçonnais ont réalisé une vraie performance en battant le leader de dix points.

, Match de gala, hier soir, dans la salle des Commées, entre un leader bien installé et le troisième qui joue pour les play-offs. D’entrée, le ton est donné avec des Luçonnais qui shootent en limite de possession et prennent des rebonds offensifs. Et ça passe puisqu’ils s’installent devant (22-12, 10’). En panne dans la raquette, comme à l’extérieur, la formation pyrénéenne est un peu longue à combler ces 10 points. Mais avant la pause, et en seulement 4 minutes sur un pressing haut, elle commence à faire déjouer les Luçonnais.

Au retour des vestiaires, les Sud-Vendéens souffrent mais ils parviennent à maintenir l’écart avec quelques ballons chipés et toujours les flèches d’El Khdar qui font très mal (57-42, 27’). Ils gèrent aussi leur avance portée à 17 points. Un leader malmené pendant trois quart-temps, mais qui allait peut-être se réveiller. Des ballons perdus, une press, qui ne fonctionne plus très bien, il n’en faut pas plus aux Luçonnais pour croire en leur chance d’exploit.

Mais le réveil, aussi tardif soit-il, à bien lieu. Le leader revient à moins de 10 points dans les deux dernières minutes avec Freeman qui met tout à l’intérieur. Deux minutes ultras tendues et c’est le dunk de Soufou, à 57 secondes de la fin, qui donne (+7) une grosse option pour la victoire. Les joueurs du sud vont finalement craquer en’ prenant une technique derrière. Exploits des Luçonnais, pendant 40 minutes devant, qui ont aussi pris le dessus sur les deux rencontres (- 9 à l’aller).

LUÇON - TARBES : 75-65 (22-12,20-24,17-6,16-23). Arbitres : MM. Clochard et Roumieux.

LUÇON : Bocquier 4, Dacourt 17, El Khdar 13, Kossangue 2, Grimaud 7, Retkus 4, Borval 8, Soufou 20.

TARBES : Daube 16, Mauvoisin 8, Bosc 1, Latapy 4, Hamza 2, Perrotte 10, Giaimo 10, Freeman 12, Boudjeddou 2.

Luçon - Tarbes : 75-65 (Ouest-France du 25 mars)

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Samedi soir, les Luçonnais, dans leur salle, ont battu le leader dans un match haut en couleur. Qui l’aurait cru ? Les Luçonnais l’ont pourtant fait ! Dans une salle des Commées comble, ils ont battu l’Union Tarbes Lourdes qui est en tête depuis des mois, et qui n’avait concédé que trois défaites jusqu’alors.

Les hommes de Laurent Hay se sont même payé le luxe d’être toujours devant en comptant jusqu’à 17 points d’avance. Le match n’en fut pas pour autant facile, à l’image des deux derniers quart-temps, et le retour de Tarbes dans les dernières minutes. D’où l’immense satisfaction de l’entraîneur Laurent Hay : « Ce soir (samedi soir) l’équipe de Tarbes était peut-être un peu moins forte, mais nous avons réussi à faire une très bonne première mi-temps.

Cela s’est compliqué par la suite mais le groupe vendéen est resté solidaire. .« Nous avons toujours été capables de les gêner et de bloquer leurs shoots. On doit féliciter les joueurs, et cet en semble qui est de plus en plus consistant. Ce n’est finalement pas un hasard si nous sommes depuis maintenant assez longtemps en haut du tableau ... Nous sommes encore en course pour la deuxième place. À nous de tout faire pour ne pas avoir de regrets, à l’issue du championnat. »

Le 4e revers de l’Union (LaDépêche.fr)

L’Union Tarbes-Lourdes-Pyrénées Basket a enregistré la 4e défaite de la saison. Une défaite à Luçon, en Vendée, chez le 3e, toujours en course pour les play-offs. Une défaite sans grande conséquence pour le leader de la poule qui compte toujours 3 points d’avance sur Garonne. Mais à l’issue de cette rencontre, Alex Casimiri, le coach de Tarbes, avouait ne pas avoir « reconnu l’équipe, pas de réussite et beaucoup trop de ballons perdus ».

Il demandait même à ses joueurs d’avoir « encore faim pour finir la saison ». Et c’est vrai que les stats n’étaient pas vraiment en leur faveur. 4 shoots à 3 points réussis sur 23 tentés (17 %), 38 % de réussite à 2 points, les Pyrénéens n’ont été adroits qu’aux lancers et seuls Adrien Daube (16 points) et Brian Freeman ont tiré leur épingle du jeu.

Ce dernier a même pesé à l’intérieur en laissant supposer un retour dans les dernières minutes. Il n’en fut rien car les Luçonnais ont toujours été devant et ils ont même compté jusqu’à 17 points d’avance. Ils ont été gênés quand les joueurs de Tarbes étaient en « défense press ». Cette dernière a permis un premier retour en première période mais en fin de match, les Sud-Vendéens y trouvaient des failles, en s’appuyant sur Retkus ou Soufou, et en réalisant au passage quelques dunks. Ajoutez à cela quelques flèches d’El Khdar, pourtant pas à son meilleur niveau à 3 points (3/9), et la messe était dite. Les Luçonnais se sont payé le luxe d’inverser le score du match aller puisqu’ils s’étaient inclinés de 9 points à Tarbes. L’entraîneur luçonnais, Laurent Hay, reconnaissait aussi que cette équipe « était moins forte », tout en reconnaissant la prestation : « Même un peu moins forte, beaucoup d’autres équipes auraient perdu ce soir (samedi soir). » Y. G.

La Dépêche du Midi

Le scénario aurait pu mal tourner

Pornic - Toulouges : 82-81.

Menant de 19 points à 5 minutes de la fin, les Pornicais ont encore failli tout gâcher.

Habitués aux frasques de leur équipe cette saison, les supporters pornicais ont encore assisté à un incroyable scénario, hier soir, alors que les Maritimes menaient de 19 points à cinq minutes de la fin (82-63). Après avoir parfaitement maîtrisé leur sujet ou presque, ils trouvèrent une nouvelle fois les moyens de se mettre en danger. En retombant dans leurs vieux démons : la fébrilité et les pertes de balle.

Au prix d’une zone-press qui eut le don de semer la panique chez leurs adversaires, les Toulougiens, au bord du chaos quelques instants plus tôt, leur passèrent alors un j8-0 en l’espace de 4 minutes. Hallucinant et consternant ! A l’image de cette remise en jeu carrément offerte dans les mains adverses par Blondet à 50 secondes de la fin. Barcelo ne se fit pas prier pour filer seul au cercle et ramener les siens à un point (82-81). Deux lancers francs ratés par Jérôme Vachin, une nouvelle perte de balle, et Barcelo s’élança une fois encore. La balle tourna autour du cercle. Avant de ressortir. Toulouges venait de rater le hold-up parfait. Pornic pouvait exulter. Mais quelle frayeur !

« Comme d’habitude, on arrête de jouer et on retombe dans notre mal récurrent, déplorera Ehret. On déjoue complètement, on se regarde. Incompréhensible, car on joue bien pendant 3 quart-temps. » Ses joueurs, conscients de l’importance de ce rendez-vous dans l’optique du maintien, dominèrent en effet les débats de la tête et des épaules. En affichant la réussite (29 tirs sur 48 en 30’), la rigueur défensive, tout en dominant les Perpignanais dans la peinture (29 rebonds à 14).

Après un premier quart-temps équilibré et un éclair de Barcelo, qui ramena l’USA, distancé de 10 points un peu plus tôt (39-29, 16’), sur les talons des Reds (41-35, 17’), ces derniers creusèrent un premier gros écart (55-41 à la pause). Une série de Williams remit son équipe sur les rails (61-51). Joneliunas, se chargea alors de faire très mal aux Toulougiens (72-54, 29’). 6 minutes plus tard, l’affaire semblait donc entendue. C’était sans compter sur une nouvelle flambée de Williams et sur l’incroyable naufrage des Pornicais. Heureusement, dame chance, cette fois, veillait sur eux.

PORNIC - TOULOUGES : 82-81 (30-25,25-16, 19-17,8-23). Arbitres : Mme. Desit et M. Martin.

PORNIC : Joneliunas 20, Kodjo-Sitchi 20, J. Vachin 14, Laout 12, Blondet 9, A. Vachin 3, Montout 2, Leclesve 2, Brément 0,

TOULOUGES : Williams 25, Ekani 20, Fitzgerald 12, Barcelo 10, Da Silva 7, Riguidel 5, Torondell 2, Cintract 0, Etes 0.

Dax - Les Olonnes : 87-56

Les Dacquois attaquent ce duel le couteau entre les dents, à l’image de Moncade, Scroffernecher et Mansanné qui, en 3 minutes, infligent un cinglant 11-0 à des Olonnais s’enlisant méthodiquement dans la défense landaise. Wilson et Stipanovic ont beau enfin sortir le POB de son désert offensif, Mubarak en périphérie et Obouh Fegue dans la peinture stabilisent l’écart au-delà des dix unités (26-15, 10’).

Renvoyés dès la reprise à 14 longueurs par le, seul Scroffernecher, les hommes de Sébastien Cartier gardent leur sang-froid. Et à force de patience et à grands renforts de rebonds offensifs s’offrent enfin quelques tirs ouverts. Mais comme en première mi-temps, la réussite boude les extérieurs olonnais. Du coup, Stipanovic et Matthieu Boutry se rapprochent du cercle pour un 0-6 qui voit le POB repasser sous la barre psychologique des dix points pour la première fois depuis un bon quart d’heure. Un avertissement pris très au sérieux par les protégés d’Olivier Hirsch, lesquels virent à la pause avec le plus gros écart de cette première période (42-27).

La fin de match paraît bien embarquée quand le collectif dacquois répond avec autorité et maîtrise à un 4 à 0 adverse (53-33). Mais il reste 16 minutes à jouer et tout reste possible. Le passage en zone offre bien quelques munitions que Wilson et Boutry ne gâchent pas. Les Landais, qui, désireux de se prémunir d’un éventuel coup de Trafalgar, redressent les chevaux de frise dès la reprise, prolongeant le lent et douloureux supplice des Vendéens.

DAX - LES OLONNES : 87-56 (26-15,16-12,25-14,20-15). Arbitres : .MM. Brethes et Lasserre. 150 spectateurs.

DAX : Moncade 16, Mubarak 17, Diagne 8, Mansanné 10, Crabos 6, Indaburu 1, Obouh Fegue 9, Scroffernecher 9, Bucau 7, Gely 4.

LES OLONNES : Tribodet 0, Mourier 6, Perrocheau 0, Wilson 12, Stipanovic 6, B. Boutry 14, Boulin 5, Boutry 12, Radojevic 1.

Dax - Les Olonnes : 87-56 (Ouest-France du 25 mars)

Un sans-faute à domicile et une victoire à Clermont. Tel est désormais, non pas le scénario idéal, mais l’absolue nécessité qui collera aux maillots des hommes de Sébastien Cartier à chacune de leurs trois dernières entrées sur le parquet, dans le cadre du championnat. « Indigent », tel était le terme usité par l’entraîneur olonnais pour parler de la prestation de son équipe, à Dax.

Avec 31 points dans la vue, le panier-avérage est naturellement favorable aux Dacquois. « Cette défaite nous met dans l’obligation de gagner nos trois derniers matches. » Quand Sébastien Cartier soulignait récemment qu’avant chaque sortie, il était dans l’ignorance du visage que lui réserverait son collectif, il pensait certainement créer un électrochoc. Mais le choc est bel et bien pour l’entraîneur vendéen, de nouveau mis face à ses désillusions. « Certains joueurs n’étaient pas prêts à vouloir lutter, rivaliser ... Il y a trop d’oppositions comportementales dans le groupe pour être au rendez-vous de la gagne. »

Quand Sébastien Cartier évoque la nécessité de trois succès en autant de matches restant à jouer, c’est sur fond de « je suis maître de mon destin », Si désormais, pareille aventure ne se produisait pas ... « Exemple : deux succès seulement ! Eh bien, nous n’aurions plus qu’à « espérer » une défaite de Dax, sachant que Dax reçoit deux fois, et va à Limoges. »

La, balle est bel et bien dans le camp olonnais. Le pire (ou le plus navrant), c’est que, lorsque l’ensemble vendéen décide de jouer individuellement à son meilleur niveau, peu d’équipes sont alors en mesure de le battre ...

Comme à la parade

UDG - POB 87 – 56 (Sud-Ouest du 25 mars)

Les Udégistes surclassent leur principal rival pour le maintien et lui reprennent le point average

C’était jour de carnaval samedi à Dax. Et à l’occasion de la réception de Pays des Olonnes, les joueurs d’Olivier Hirsch avaient revêtu leur panoplie de commando. Dans ce costume de circonstance, les rouge et noir ont parfaitement lancé leur mission survie en surclassant, comme à la parade, leur principal rival dans la course au maintien (87-56) et en prime, en reprenant le point-average particulier sur les Vendéens. Des Olonnais qui ne comptent désormais plus qu’un petit point d’avance sur les Udégistes, toujours en sursis à trois journées du verdict.

Samedi soir, Dax-Gamarde n’a pas perdu de temps. Les masques de crispation arborés durant l’échauffement vont tomber dès le coup d’envoi. Condamnés à un sans-faute pour espérer renouveler leur bail en N2, les Udégistes attaquent ce match couperet le couteau entre les dents, à l’image de Moncade, Scroffernecher et Mansanné qui, en trois minutes chrono, infligent un cinglant 11-0 à des Olonnais s’enlisant méthodiquement dans la défense solidaire et agressive locale. L’ex-pro Wilson et le géant croate Stipanovic ont beau enfin sortir le POB de son désert offensif, Mubarak en périphérie et Obouh Fegue dans la peinture stabilisent l’écart au-delà des dix unités, la défense vendéenne se montrant bien trop tendre et poreuse pour freiner l’enthousiasme des Landais portés par un rondelet 58% d’adresse (26-15, 10e).

Maîtrise et application

Renvoyés dès la reprise à 14 longueurs par le seul Scroffernecher, les hommes de Sébastien Cartier semblent déjà avoir rendu les armes. D’autant que la réussite continue de bouder les extérieurs olonnais à l’image du famélique 1/20 à 3 pts. Du coup, Stipanovic et Matthieu Boutry se rapprochent du cercle pour un 0-6 qui voit les visiteurs repasser sous la barre psychologique des 10 points (29-21). Un avertissement pris très au sérieux par les protégés d’Olivier Hirsch, lesquels sous l’impulsion d’un Moncade (12pts) tout en percussion, relayé par l’adresse de Mubarak, virent à la pause avec le plus gros écart de cette première période (42-27).

Battus de 13 points à l’aller, les Landais vont dès lors s’attacher à préserver ce précieux pécule. L’ambitieuse entreprise paraît bien embarquée après que le collectif udégiste (103 d’évaluation d’équipe) a répondu avec autorité, maîtrise et application à un 4-0 vendéen (53-33, 25e). Pris de vitesse et battu dans les duels, le POB croule sous les fautes. Le passage en zone propose bien quelques munitions que Wilson et Boutry ne gâchent pas. Insuffisant toutefois pour compenser les trop nombreuses pertes de balles (15 au total), l’inexistence du banc (6 pts contre 26 pour l’UDG), ni inquiéter les partenaires de Diagné (8 points dans ce partiel), qui redresseront les chevaux de frise, prolongeant ainsi le lent et douloureux supplice des Vendéens.

LIEU Dax. SPECTATEURS 150. QUARTSTEMPS 26-15,16-12,25-14,20-15. ARBITRES MM. Brethes et Lasserre.

UDG 31 tirs réussis sur50 tentés (dont 2/16 à 3 pts). 23/30 aux lancers francs. 35 rebonds (Obouh Fegue 8). 14 passes décisives (Moncade 5). 7 ballons perdus. 18 fautes.

Les marqueurs : Moncade 16, Mubarak 17, Diagne 8, Mansanné 10, Crabos 6, Indaburu 1, Obouh Fegue 9, Scroffernecher 9, Bucau 7, Gely 4.

POB 23 tirs réussis sur 60 tentés (dont 1/20 à 3 pts). 9/13 aux lancers francs. 33 rebonds (B. Boutry 11). 10 passes décisives. 16 ballons perdus. 24 fautes.

Les marqueurs :Tribodet 0, Mourier 6, Perrocheau 0, Wilson 12, Stipanovic 6, B. Boutry 14, Boulin 5, M. Boutry 12, Radojevic 1.

RICHARDMARQUET

OLIVIER HIRSCH Entraîneur de l’UDG

1 Comment expliquez-vous cette si large victoire, qui arrange bien vos affaires ?

C’est simple, ce soir, tous les joueurs ont répondu présent. On était un bloc qui a joué ensemble et est resté très concentré défensivement. Quand on se retrouve à pouvoir faire rentrer n’importe quel joueur et que chacun apporte de la qualité, c’est plus facile et ça explique l’écart.

2 Malgré l’enjeu, on sentait une grande sérénité au sein du groupe...

C’est sans doute qu’on sortait d’une bonne semaine de travail, quasiment au complet. Pas de blessés, ni de malades comme ces dernières semaines, ça compte. Et puis on avait bien ciblé les forces et faiblesses de l’adversaire. Ajoutez-y la motivation, l’enthousiasme:tous les ingrédients étaient réunis pour qu’on s’évite des frayeurs.

3 Malgré tout, le chemin jusqu’au maintien est encore long !

Oui, comme disait le président, ce soir, on a gagné notre 8e de finale. Pour nous, la défaite est éliminatoire. Le maintien ne sera pas facile à aller chercher. (L’UDG doit gagner ses trois derniers matchs et compter sur un revers du POB, NDLR). Prochaine étape : la réception de Marmande, en espérant rééditer ce type de prestation. Ce soir, c’est le match référence depuis mon arrivée. On a été intense des deux côtés du terrain. Il faut s’appuyer là-dessus pour s’en sortir et se maintenir sportivement.

Un BBM à 100 à l’heure

BB MARMANDE - BRISSAC-AUBANCE 106 – 77 (Sud-Ouest du 25 mars)

Larges vainqueurs de Brissac, les Marmandais ont rassuré. Et avec la manière

Les trois premières minutes montraient déjà des signes que ce match serait offensif. C’est à trois points que le tableau évoluait avec, le plus souvent, une réussite anticipée des visiteurs (3-7 à la 2e). Puis ces échanges de primés s’équilibraient pour remettre les deux équipes dos à dos (10-10 à la 4e). L’adresse incitait à la récidive et ce sont une nouvelle fois les Joueurs de Pointeau qui s’échappaient. L’entrée en lice de Mauline (à la place de Tisba, blessé) apportait un surcroît d’efficacité pour les joueurs de Christian Ortega (20-16 à la 8e). Gilbert, entré en jeu lui aussi, réagissait mais le tableau restait bloqué à 16 points jusqu’aux dernières secondes de la période, clôturée finalement avec une faible marge de 2 points en faveur des locaux (24-22) après deux actions incisives de Zoric et un primé de Gilbert dans les toutes dernières secondes. Les rentrées de Doumbia et Trohel donnaient du sang neuf à la formation locale et, avec Mauline autorisé à s’exprimer comme il sait le faire, le score penchait nettement en faveur des partenaires de Bruzac (37-29 à la 13e). John rappelait ses partenaires à l’ordre et montrait la voie à suivre son efficacité était récompensée comme celle du jeune Vallois (37-33 à la 15e) mais Pinasseau, à l’aise sous le cercle, rendait les points concédés et récupérait nombre de ballons vite exploités par Doumbia, Mauline et le capitaine Pehoua. Les Angevins perdaient pied et subissaient les assauts répétés de Marmandais qui, bénéficiaient en plus d’une adresse en pleine réussite (49-34 à la 18e).

Les locaux prenaient confiance et débordaient d’activité face aux athlétiques Brissacais. C’est encore dans les ultimes secondes que les Marmandais commettaient deux erreurs qui rapportaient cinq points aux visiteurs (54-41 à la 20e).

Un quatorzième succès

Pavlavicius rassurait son équipe au début de la troisième période par sa présence physique et marquait à plusieurs reprises, bien servi qu’il était par ses équipiers. Zoric, à l’opposé, peinait à approcher la cible : cinq tirs de près non convertis dans cette seule période, ce qui pénalisait fortement son équipe. La différence au tableau restait toutefois stabilisée autour des 15 unités (à part dans la 26e minute où le tableau indiquait 68-48). Pinasseau poursuivait sa moisson et défendait bec et ongle ; au final les « bleus » d’Ortega venaient de produire une de la meilleure séquence de ce match (75 - 58 à la 30e).

Zekovic, de retour, tentait de provoquer une réaction de son équipe car la ligne était encore loin et les possibilités de revenir toujours bien réelles. Hélas il tombait sur une équipe marmandaise transcendée par une réussite qui lui avait échappé depuis quelques temps. Doumbia puis le meneur Trohel enfonçaient le clou. Le tableau avait définitivement rassuré les Marmandais (92-67 à la 36e).

La cause était entendue et les Marmandais ravissaient leurs nombreux supporters au terme de cette14e victoire. La détermination et la manière étaient au rendez-vous ce samedi soir devant une équipe de Brissac solide à tous niveaux et assurément pas à sa place au milieu de tableau. L’absence de Maleyran a certainement été fort préjudiciable à l’équipe de Pointeau.

Jean-Pierre Chagné

LIEU Beaupuy (salle des sports). SPECTATEURS 450 environ. ARBITRES MM. Nassiet et Daudignon. QUARTS-TEMPS 24-22, 30-19, 21-17, 31-19. MI-TEMPS 54-41.

BB MARMANDE 43 tirs réussis sur 69, dont 10/21 à 3 points. 10 lancers francs réussis sur 13. 18 fautes. Les marqueurs : Doumbia (22), Pavlavicius (16), Bruzac (15), Pehoua (14), Mauline (12), Pinasseau (10), Trohel (10), Dos Santos (7).

BRISSAC-AUBANCE 29 tirs réussis sur 63 dont 11/24 à 3 points. 8 lancers francs réussis sur 13. 20fautes.

Les marqueurs : Devanne (19), Zoric (14), Zekovic (9), Gilbert (8), Macé (8), Mouchi (6), Valois (6), John (4), Verdan (3).

Les Garonnais tiennent le choc

RODEZ - GARONNE ASPTT 68 – 82 (Sud-Ouest du 25 mars)

Sérieux et appliqué, le GAB signe un nouveau succès à l’extérieur qui lui permet de garder la main

L’enjeu était de taille, samedi soir, sur le parquet de l’Amphithéâtre. D’un côté, les Ruthénois, avant-derniers au classement, se trouvaient quasiment dans l’obligation de l’emporter. De l’autre, le GAB, 2e de la poule mais talonné par Luçon, ne pouvait se permettre le moindre faux pas en vue des play-offs. Et comme souvent cette saison, c’est le gros qui a eu raison. Malheureusement pour les hommes du duo Occansey-Mourino, les visiteurs se sont montrés trop supérieurs.

Dans le premier quart-temps, les locaux ne se laissaient pas décrocher. À l’issue des dix premières minutes, Rodez n’accusait que six points de retard sur son adversaire (24-30), grâce notamment à sept points inscrits par Matija Sagadin. De son côté, Garonne pouvait compter sur son n°4, Charly Dogoum, qui offrait onze points à ses coéquipiers. La tendance se confirmait dans le deuxième acte. Rodez tenait bon mais voyait tout de même son déficit passer de six à dix points (37-47). Petit à petit, le GAB faisait le trou et filait vers le succès.

Le « show » Menville

Après la pause, on assistait à une reprise relativement calme des locaux, jusqu’à ce que Vincent Da Sylva et Dawn Obadina se réveillent et inscrivent six points chacun. Revenu à hauteur de son adversaire, le Srab se remettait à y croire. Mais les Garonnais n’avaient pas dit leur dernier mot. Juste après cette égalisation, on assistait à une montée en puissance de Rémi Menville qui réussissait quatre lancers à trois points de rang. Douze points qui tombaient au pire moment pour Rodez qui lâchait prise jusqu’à la fin du quart-temps (51-68).

Lors de la dernière période, on sentait que les visiteurs commençaient à gérer leur avance. Cela offrait quelques opportunités aux Aveyronnais qui, pour la première fois, réduisaient leur écart, en le stabilisant à 14 points. Même s’il est difficile de croire qu’il y avait la place de passer, les pensionnaires de l’Amphithéâtre pourront tout de même nourrir des regrets. On déplorera notamment le manque de réussite à trois points de Jérémy Cazalon, qui a échoué à cinq reprises, au bas mot, dans cet exercice. On regrettera aussi le manque cruel de précision dans les passes de Ruthénois qui ont offert bien trop de balles à leurs adversaires. À trois journées de la fin, Rodez est désormais condamné à l’exploit. Quand aux Garonnais, ils continuent d’avoir les cartes en main mais ils savent que Luçon ne lâchera rien, comme le prouve son succès face au leader samedi soir. La semaine prochaine, le GAB recevra le Stade Clermontois (6e).

LIEU Rodez (l’Amphithéâtre). SPECTATEURS 800 environ. ARBITRES MM. Malphettes et Cazenave. QUARTS-TEMPS 24-30, 13-17, 14-21, 17-14. MI-TEMPS 37-47.

RODEZ Cardenas (2), Sagadin (11), Dardé (7), Da Sylva (17), Doumbia (2), Verhoyen (2), Obadina (21), Mariès (2), Casséus (4).

GARONNE ASPTT Dogoum (13), Darrigand (9), Laulan (11), Menville (14), Blanchot (8), Diouf (8), Boulefaa (10), M’Baye (3), Caille (6).

Tout est à refaire

LIMOGES - USV RÉ 77 – 60 (Sud-Ouest du 25 mars)

Les Rétais, qu’on croyait sortis d’affaire, ont pris une leçon d’humilité

Alors que la victoire du week-end dernier laissait présager une fin de saison plus calme, la défaite à Limoges remet tout en question. Car les Rétais ont pris une véritable leçon d’humilité de la part de Limougeauds assurés, quant à eux, de descendre à l’issue de la saison. Mais les Limousins, dès le début, avaient prévenu. Ils veulent essayer de ne pas terminer derniers, une victoire contre Saint-Clément était donc impérative. Et c’est bien le CSP qui, à force d’envie, de solidarité et d’abnégation, a remporté ce match. Tout l’inverse de Rétais qui se sont empêtrés dans un jeu insipide, aux antipodes du week end contre Marmande.

Maladresse chronique

Dès l’entame, Limoges pilonne la défense villageoise. Dadie et Negrobar se chargent d’alimenter la marque sous le cercle et Delmond aligne les perles de loin (14-4). Beuzelin limite la casse par deux tirs primés (14-10) mais Delmond est chaud et le prouve (19-10). L’entente entre Beuzelin et Coussine fonctionne à merveille, l’USV refait petit à petit son retard. La rentrée de Slattery donne du mordant à une attaque qui se cherche (26-20). Le jeu tarde à prendre son envol, mais c’est bien Limoges qui mène la danse (36-22) et domine allègrement le rebond. Saint-Clément-des-Baleines s’enlise dans une maladresse chronique aux tirs mais, heureusement, Limoges en fait autant, car seul Delmond tire son épingle du jeu (40-24).

Delmond et Dadie donnent du fil à retordre aux Rétais, incapables de défendre (47-31). Le jeu tend à l’équilibre, mais Limoges aligne les lancers francs (53-42). Saint-Clément, qui se met enfin à défendre haut, revient petit à petit par Coussine (59-52). À deux minutes de la fin, Delmond sonne le glas des envies de victoire rétaise sur un 5e tir primé qui enterre les Insulaires, qui repartent la tête basse.

Thierry Héraudeau

LIEU Limoges (salle Municipale). QUARTS TEMPS 27-20, 14-5, 12-17, 24-18. ARBITRES Jérémy Lesquibe et Cyril Maniel. MI-TEMPS 41-25.

LIMOGES 13/32 à 2 pts, 9/23 à 3 pts, 24/32 aux lancers-francs, 37 rebonds (dont 12 offensifs) 18 balles perdues, 22 fautes. Les marqueurs : Khaled (-), Cadot (-), Gjuriq (8), Martinez (7), Laborde (4), Dadie (19), Mondjongo (-), Delmond (21), Diarra (-), Negrobar (18).

USV RE BASKET 15/37 à 2pts, 4/14 à 3pts, 18/27 aux Lancers, 27 rebonds (dont 3 off.), 25 balles perdues, 26 fautes, 2 joueurs éliminés : Coulibaly (31e), Coussine (40e). Les marqueurs : Poiroux (9), Slattery (9), Moulart (-), Fergati (8), Coulibaly (11), Coussine (7), Koïta (4), Beuzelin (12).

23e journée : victoire face à l’USV Ré Basket (77-60)

(Le populaire du 25 mars)

Si le CSP est encore dernier de sa poule après sa victoire, les Limougeauds ont démontré qu’ils avaient le niveau pour se maintenir en Nationale 2.

De la satisfaction. Voilà ce que doivent ressentir les joueurs du CSP aujourd’hui. Pas la satisfaction d’être sorti de la zone de relégation. Ni même celle de s’être éloigné de cette dernière place qui leur colle à la peau mais celle d’avoir fait le job. D’avoir bien joué et d’avoir su gagner une rencontre face à une équipe présumée plus forte. Si Sacha Biasse refusait de parler de maintien à l’issue du match, on pouvait lire dans ses propos un certain soulagement. Celui de constater qu’enfin le travail commence à payer : « On est parti de loin avec une équipe sans expérience, rappelle-t-il. Aujourd’hui on montre qu’on est capable de produire du beau basket avec des actions fluides. »

Un match plein

Au-delà des aspects techniques, c’est la maturité et l’état d’esprit des Limougeauds qui ont frappé. Malgré un arbitre tatillon, malgré un public moribond, malgré un faux rythme imposé par un adversaire composé de vieux roublards qui leur avaient mis 20 points dans la vue à l’aller, les joueurs du CSP ont posé leurs griffes sur la rencontre et ne les ont jamais retirés. Mieux, portés par les paniers à 3 points de Mathieu Delmond et les dunks de Ludovic Negrobar, les locaux n’ont jamais vraiment tremblé. Même lorsque l’USV est revenue à 7 points à 7 minutes de la fin (59-52, 37 e). Ils leur ont alors suffi de remettre un coup d’accélérateur pour finir le match avec une confortable avance de +17.

Il faut dire que face à l’expérience des Rétais Sacha Biasse a trouvé la recette : « Rythme, vitesse et mouvement pour ne pas se laisser endormir comme à l’aller, explique-t-il. Mais, aussi et surtout, de l’agressivité. » Un match plein, des consignes appliquées, des joueurs impliqués… Mais pas d’"enflammade" pour autant : « Le maintien reste difficile, poursuit-il Même si on jouera toujours la gagne, il ne faut pas oublier que nous sommes une réserve. On est là pour faire progresser les jeunes ». Samedi soir, cette progression était visible pour certains. Espérons juste qu’elle n’arrive pas un peu trop tard…

LIMOGES (salle des Soeurs Rivières). LIMOGES CSP bat USV Ré 77-60 (27-20, 14-5, 6-5, 19-4)._ Arbitres : MM. Lesquibe et Maniel.

Limoges CSP. Negrobar 19, Delmond 19, Dadie 18, Martinez 7, Labarde 4, Mondjongo 2.

USV : Beuzelin 12, Coulibaly 11, Poiroux 9, Fergati 8, Slattery 8, Coussine 7, Koïta 4.

Titus Holliday

Clermont – Stade Montois 109 – 118 (Après prolongation)

(Sud-Ouest du 25 mars)

Depuis leur succès « bonifié » sur Rodez, les Montois se savaient à portée du maintien. Une seule victoire acquise lors des quatre dernières journées suffirait à leur bonheur et les mettrait à l’abri. Le plus tôt étant le mieux, ils avaient« ciblé » ce déplacement à Clermont.

Plus facile à dire qu’à faire surtout sans Ganmavo (cuisse), Ruop (adducteurs) ni Dabadie (gastro). Le cinq auvergnat prenait d’ailleurs les commandes. Mais petitement (21-16, 8e) avant de se laisser aller, s’engageant dans un match ping-pong. Au bout d’un quart d’heure, suite à la sortie de Mac Clark pour deux fautes, les partenaires de Barrouillet plaçaient une banderille à chaque attaque pour virer en tête à la pause sur un score NBA (51-58). Fade et maladroit, Clermont encaissait un 10-0 dès la reprise. Touché au score comme à l’âme, les locaux déployaient enfin une énergie de groupe d’abord sur une zone 3-2 puis sur une press tout-terrain, mais Dossarps à 6,25 m maintenait le bon cap (72-85, 30e). À 4 minutes du buzzer, le Stade compte encore 17 pts d’avance, avant que la machine ne s’enraye. A la faveur d’un 12-0, Clermont s’offrait une première égalité (96-96,38e), pour finir sur un 100-100, ticket pour la prolongation. Las, la fébrilité muée en peur de Mont-de-Marsan disparut au moment clé. L’addition des attaques ratées clermontoises ne pardonnait pas et les Landais retrouvaient leur adresse pour s’envoler vers leur onzième victoire, synonyme de maintien.

LIEU Clermont-Ferrand (gymnase Fleury). SPECTATEURS 160. QUARTS-TEMPS 25-28, 33-23, 27-21, 15-28, 18-9 ARBITRES MM. Leffet et Olivier.

CLERMONT N’Soki 13, Nélaton24, Muratore 5, McClark 30, Beugnot 23 puis Prolhac2, Naydenov 4, Munoz (-), Morel 2, Provenchère 6.

STADE MONTOIS Joie 2, Tajan 21, Laffitte 11, Diasse18, Barrouillet 26 puis Fernandez 4, Dossarps 15, Valverde 13, Ruiz 9. 2 joueurs sortis : Laffitte et Valverde (45e).

Réagir à cet article - Levas - 24 mars 2013